Mémoire d'une poupée de porcelaine
Je me nomme Alice, je suis un être de porcelaine sans âme, plus communément appelé « poupée » . Il y a bien longtemps j'ai été créée par un homme, je ne me souvient plus de son nom, c'était il y à trop longtemps. Il m'a fabriqué de toute pièce. Mais une fois terminée, ils avait l'air triste, ma compagnie ne lui suffisait pas.
Puis un jour il s'approcha de moi un livre à la main et prononça une phrase étrange :
« Toi qui est sans vie et sans âme je
t'en offre une, prend la et garde la. »
Il me versa un liquide rouge sur mon corps. Cette chose rougeâtre pénétra dans mon corps et se mit à circuler à l'intérieur de moi.
« Après avoir reçu cette vie reçois une
conscience et reste avec moi pour l'éternité »
A ce moment j'ouvris les yeux, et me mis à bouger, je relevais la tête pour regarder mon créateur. J'ai passé de merveilleuse années à ses cotés je l'aidais dans sa vie de tout les jours. J'était heureuse.
Mais un jour il fit ses valise, je le rejoignis dans sa chambre. Il me prit dans ses bras, me regarda droit dans les yeux et soupira. Il m'emmena jusqu'à dans le salon et me posa sur un meuble au milieu d'autres poupée sans vie.
« Attends moi ici, et ne bouge pas. »
J'hochais la tête en signe d'accord. Il quitta la pièce avec ses valises. Comme il m'avais ordonné je ne bougeait point, j'attendais. Mais combien de temps étais-je resté sans bouger. Je ne me souvient plus, c'était il y a si longtemps. Les jours passaient, puis ils devenaient des semaines, les semaines des mois, et les mois se changeaient en années. Mon corps se couvrait de poussière , chaque parcelle de porcelaine se noircissait, Les araignées aménageaient leurs toiles sur moi. Je sentais mes forces me quitter, je n'arrivais plus à bouger mes membres, seuls mes yeux restaient ouvert et je persistais à l'attendre.
J'aurais pus m'endormir à tout jamais si je l'avais souhaité. Mais une chose me disait de ne pas abandonner l'envie de le revoir. Alors je restait de marbre.
Lorsqu'un jour, une grande lumière envahie la pièce, la porte venait de s'ouvrir. Je sentis comme une joie immense me remplir, Il était revenu, mais elle fut de courte durée lorsque je vis une petit fille rentré dans la pièce. Cette enfant regardait tout au tour d'elle. Elle se dirigea vers la commode ou j'étais installée. Malgré ma tristesse j'avais envie de la serrer dans mes bras. Mais ils refusaient de bouger. Elle souffla sur mon visage pour faire partir cette couche crise, mes yeux devenus noirs à cause de la poussière redevinrent bleus. Elle me pris dans ses bras ce qui arracha les toiles d'araignées. Je sentais que je faiblissais, mais maintenant je n'avais plus aucune envie de fermer les yeux, j'avais enfin de la compagnie.
Les années passaient, mes forces revenaient petit à petit, j'arrivais à bouger mes bras, mais seulement quand j'était heureuse, quand je repensais à mon créateur je redevenais inerte.
Mais la petite fille avait grandis et ne s'occupait plus de moi. Je restais donc sans bouger sur son lit. UN jour elle vint vers moi et me fit :
« Je me suis beaucoup amusé avec
toi, j'aurais tellement voulu tu bouge.
Tu étais ma seule compagnie lorsque
J'étais enfermée à cause de ma
Maladie. »
Sur ce elle me prit dans ses bras et continua :
« Mais maintenant que je suis guérie
je vais te laisser ici, car je ne veux
plus avoir de souvenir de cette période. »
Elle me posa sur la commode, là ou elle m'avais trouvée longtemps avant.
« Pardon »
Comme si elle savait que je comprenais , elle m'avais ce petit mot, qui me donnais envie de pleurer, mais je ne pouvais pas avec ce corps de porcelaine.
Et encore une fois je fus abandonnée, la même chose se produisait. La poussière revenait sur mon corp et les araignées reprenaient leurs places.
De longues années après, la porte s'ouvrit et un homme rentra dans la pièce. Il se dirigea vers moi et me pris dans ses bras. Etait-ce lui ? Je ne le savais plus, c'était il y à trop de temps.
«Ainsi tu m'as attendu... »
©shimizu-kunécrite le jeudi 24 avril 2008